Création : 13 janvier 2011
Pôle cultural du Marsan
animal attraction
cirque chorégraphié

Mise en scène / Gilles Baron

Scénographie / Denis Tisseraud / Gilles Baron

Avec les artistes
Clown / Phillipe Martz
Trapéziste / Zoé maistre
Jongleur / Christian Laporte
Equilibriste / Julia Christ

Illustrations : Camille Roy
Première le 13 janvier 2011 Pôle culturel St Pierre Dumont
CRÉATION 2011
extrait vidéo
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Le « dressage » du corps provoque un besoin
irrémédiable de liberté et de sauvagerie.
Après la résistance, au-delà des corps, ils préparent
la révolte : la création d’un corps mutant,
d’un corps mythologique, un corps sacré.

animal attraction

Le cirque charrie une humanité fragile.
Des hommes et des femmes, condamnés à la perfection, viennent au centre de la piste faire briller l’édifice de leur solitude.
Ils se sont réfugiés dans la solitude du travail, ont forgé, jours après jours, leur corps pour accomplir leur numéro.
Ce numéro, ce trésor -réalisation centrale dans leur vie- lorsqu’ils nous le présentent durant quelques minutes dans le berceau commun, au centre de la piste, ils viennent finalement se libérer sous nos yeux du devoir de répétition pour jouir de l’ivresse de «l’extraordinaire accompli ».

Quand le lieu de la représentation ne leur est plus accessible, que le centre du cercle s’est dérobé.
Quand on ne peut plus montrer, dire, ou prouver dans la lumière.
Quand l’espace commun est devenu privé.
Quand le corps de l’artiste est usé.
Quand la perte est commune.
Comment faire vivre ce corps de cirque si longtemps contraint, presque métamorphosé en créature hybride par le travail ?
Sont-ils devenus des animaux dressés à l’épreuve du risque, des attractions de foire répondant aux stimuli de leurs tâches quotidiennes ?
Comment s’extraire du passé et faire de la perte un triomphe ?

Dans un espace en latence, un clown sauveur, un être hybride (une femme corbeau), une «tortilleuse» qui rêve d’être une équilibriste au corps d’or, un jongleur lanceur de couteau obsédé par la maîtrise de son lancer, tentent de cohabiter dans le tumulte d’un présent déformé.

 

Quatre personnages de cirque dressés à la tâche, érodés par le temps, privés d’exploit, questionnent la place de leur corps à présent en marge de la piste.

Une forêt de signes poétiques
Des gueules burinées, des traits épaissis, des visages comme sortis d’un brasier...
Ils sont échoués dans un royaume délabré à l’abri de la lumière.

Cette tribu n’est plus dans l’enceinte du chapiteau. Elle réside à présent à l’extérieur du cercle. Ils sont condamnés à vivre ensemble et c’est cette vie partagée qui devient le spectacle, non plus leurs solitudes, mais leur société mystérieuse.
S’engage alors une révolte poétique, un dialogue charnel : comment vivre ce qui n’est plus, comment jouir de l’abandon ?
Quand leur exploit n’est plus l’échappée mais le temps accumulé. Ils mettent leur vie en examen pour en reprendre possession. Une sorte de tribu errante et sublime confrontée à son impuissance.
Je propose une esthétique de la décomposition du temps et de la performance. Pas de misérabilisme ; il ne s’agit pas de faire le spectacle du désarroi ou du sinistre exploit, mais d’offrir du temps à ces artistes, de montrer la poésie de leurs corps.

Je ne souhaite pas exhiber leurs ultimes prouesses ou exhumer les restes d’une gloire passée, mais porter un regard onirique sur leur vie. Cultiver le goût du secret, imaginer une forêt de signes poétiques évoquant la puissance du retrait.
Le retrait : un autre pas vers l’avant.

 

Equilibriste / Julia Christ
Julia est née à Bielefeld «Allemagne» après son baccalauréat et deux années à l'Universität Bielefeld, Sociologie et Philosophie, elle intègre ,après une formation de Danse Contem poraine "Martha Graham", en 1997 l'École "Etage" à Berlin et pratique l'acrobatie et l'acroporté. En 1998 elle oriente son travail autour de l'équilibre au sein de l'Ecole Supérieur des Arts du Cirque à Bruxelles.

Julia est engagée dans la Cie Feria Musica et participe au spectacle "Calcinculo". Elle poursuit ses expériences professionnelles avec entre autres: Halles de Scharbeek, "Chameleon Variete", Berlin, "Scheinbar Variete", Berlin, "Variete Cosmos", St.Gallen, "SO 36", Berlin...

Afin de perfectionner sa technique d'équilibriste elle décide de partir deux mois en stage à Kiev, pratiquer auprès de Vitold Antonovitsch. Elle participe en 2003 au spectacle Polici Verdi (opéra cirque) chorégraphié par Gilles Baron en Italie et prolonge son travail des équilibres dans la création Droit comme la pluie mis en scène par Gilles Baron.. 2006 Julia interprète aux cotés de Aude Arago OOZING TEARS.

Trapéziste / Zoé Maistre
Formée comme comédienne et mime aux Etats-Unis à l’université de Bennington et en France à l’école d’Etienne Decroux, Zoé quitte les salles de classe pour se lancer dans le théâtre de rue à une époque où ce domaine offrait un terrain de liberté inédit. Elle fait partie de la troupe ‘Le palais des Merveilles qui présente aux Parisiens des visions surréalistes et clownesques.

Elle se tourne ensuite vers le cirque et le trapèze. Elle participe à la création du ‘Cirque Aligre’. C’est une aventure qui durera six ans et qui ouvrira une voie vers le ‘nouveau cirque’.
A la fin de cette époque, elle s’installe dans la région parisienne et continue de tourner avec des compagnies de cirque et de théâtre. Elle monte également ses propres spectacles et anime de nombreux stages et cours de trapèze et d’expression corporelle. Elle a enseigné à L’école des Noctambules (Nanterre), L’école de cirque de Rosny, Le CNAC, L’école de cirque de Bordeaux, L’école des Saltimbanques (Dijon), Le Centre de Formation de Pontempeyrat.

A la suite d’une blessure, elle entame une recherche sur les bases du mouvement. Pendant cette période elledécouvre l’enseignement de Danis Bois. Ce chercheur a mis au point une méthode thérapeutique qui restore la mobilité du corps et développe une écoute et une présence à soi dans le mouvement. Depuis plusieurs années elle met en application les principes de ce travail dans son enseignement au trapèze.

Actuellement elle continue à se produire sur scène et elle est formatrice de l’association ‘Le Cercle de L’O’. Elle enseigne régulièrement dans la région parisienne au Gymnase Louis Lumière (Paris 20eme), et l’école des Noctambules à Nanterre et anime des stages en province et à l’étranger.

Clown / Phillipe Martz
Philippe Martz n’a cessé de façonner ses personnages et de les éprouver sous toutes ses formes : théâtre, music-hall, cabaret, en France et à l’étranger avec le souci d’amener le clown précisément là où on ne l’attend pas. Anciens élèves de l’école Lecoq, il se découvre un désir: être simplement drôle à travers le clown.Sa recherche s’est forgé autour de quelques références: Keaton, Tati en passant par les Monty Python et avec pour compagnons de route des figures comme Abel & Gordon ou Bolek Polivka. Avec quelques idées fortes aussi: réduire la parole et les artifices scéniques à leur plus simple expression et, par le rythme des corps et la complicité du geste, révéler la drôlerie et l’incongruité des attitudes humaines mais aussi son aptitude au rêve et à la poésie. Théâtre de geste et de mouvement, clown, manipulation d’objet, musique,

Philippe Martz emprunte à plusieurs disciplines pour exprimer son univers artistique : une présence, des états de clowns. Il compose depuis 1992 avec Bernie Colins le duo burlesqueBP Zoom. Philippe Martz ont travaillé seuls, de bout en bout, depuis une douzaine d'années. Ce fut au début un choix motivé par la volonté de conserver une "ligne de conduite" très précise quand à l'écriture, mais aussi à la relation des personnages. Celle-ci s’est construite au fil des années tout d’abord sous formes de sketches et de numéros proposés au milieu des années 90 dans de nombreuses salles parisiennes (Le Cabaret Sauvage, La Pépinière-Opéra, Le Hot Brass, Le Divan du Monde, Le Berry Zèbre, Les Etoiles, Le Café de La Gare …) En France mais aussi en Suisse, en Allemagne, en Italie et en Espagne, dans le cadre des euro bourses notamment.

De ce travail d’invention permanente naît le premier spectacle autonome de la compagnie simplement appelé BP Zoom. Il sera d’abord présenté au théâtre du Ranelagh en 97, puis au festival d’Avignon en 98 ainsi qu’au London Mime Festival en 99. Ce sera le départ de plusieurs tournées dans les réseaux du théâtre public en France ainsi qu’en Amérique latine, au Japon, à Singapour, avec le soutien de l’AFAA.

Jongleur / Christian Laporte
Très agité dès sa naissance, il sue très vite, que l’apprentissage assis sur une chaise ne fonctionnerait pas avec lui. Ce qui a modifié son cursus c’est d’avoir fait beaucoup de sport. De dix-neuf ans à vingt-huit ans il s’attelle au marathon et s’entraîne avec les meilleurs. Il arrête la compétition le jour où il prend conscience que la santé physique et mentale sont rarement réunies; du moins à haut niveau.

En parallèle il pratique le jonglage en «dit détente» et se retrouve à faire un spectacle avec des gens du métier. Il eu tellement honte de sa prestation qu’en rentrant chez lui, il se promis de travailler pour devenir artiste ou arrêter de jongler. Il a travaillé...
Il démissionne de sa société pour partir à l’aventure. Il travaille comme électromécanicien, il tient un laboratoire de recherche et développement.
Tout ce qu'il a trouvé, c’est le temps long.
Premier spectacle qu'il monte, «le kiki nouille», il fait manger les gens et présente son spectacle.
En parallèle il jongle avec le cirque Select.
En 1997 il monte avec un élève de la première promotion du CNAC la Cie Charivari et présente sous chapiteau leurs spectacles.
Un de leurs numéros est diffusé au grand cabaret de Patrick Sébastien.
Il travaille avec le collectif AOC pour le spectacle « laps ». Autodidacte, Christian trouva son enseignement auprès des artistes qu'il côtoya.

  Coproduction : La Verrerie d’Alès en Cévennes - Pôle National des arts du Cirque Languedoc-Roussillon / Le Carré Magique Scène conventionnée de Lannion - Trégor - Pôle régional des arts du cirque / Le Pôle Culturel du Marsan / L'Office Artistique de la Région Aquitaine.
Soutien : Conseil général des Landes pour l'aide à la résidence
Accueil en résidence : Théâtre Le Parnasse-Mimizan
Remerciements : Le théâtre Firmin Gemier-La Piscine / Le CRABB